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Dita Von Teese dans « Citizen K » Russe.

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L’édition russe du magazine Citizen K a publié les photos de l’icône fétichiste américaine Dita Von Teese.

Dita Von Teese Citizen K

Plus loin vous trouverez également le texte de l’interview de la star accordé au magazine Citizen K.

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Dita Von Teese
Conception : Kappauf. Photo : Sol Sanchez
Style : Jérôme André. Texte : Aude Hily
Edition : Citizen K Russia (Hiver 2008-2009).

Lady Burlesque

La lingerie c’est son fétiche, l’accès au monde de grandes opportunités, une petite faiblesse qui s’est transformée avec le temps en grand business.  « C’est incroyable, il se trouve qu’à l’aide d’un string de luxe une fille de campagne peut se transformer en femme chic mondialement connue, – confie Dita. Quand elle avait 13 ans, Dita Von Teese, de son vrai nom Heather Renée Sweet, faisait du ballet et regardait avec admiration les films des années 40s. Mais avec autant d’admiration, elle regardait le Playboy de son père.  La future star du striptease ne pouvait pas arrêter de contempler la lingerie de luxe que portaient les modèles du magazine. Déjà à l’âge de 15 ans, la jeune fille a commencé à travailler comme vendeuse dans une boutique de lingerie, aujourd’hui elle crée ses propres modèles. Quand à Playboy, en fin de compte Dita elle-même s’est retrouvée sur les pages de la fameuse édition.

Dita Von Teese mérite bien son titre de la reine du burlesque, car c’est elle qui a réussi à redonner naissance à ce genre qui paraissait être oublié. Au 19ème siècle, on appelait burlesque une scène comique mélée avec de l’érotisme. Pourtant au fur et à mesure l’érotisme a repoussé l’aspect comique au deuxième plan et les anciennes danseuses sont devenues stripteaseuses mais bien artistiques et ingénieuses, se déshabillant sur la scène avec une coquetterie et une élégance inimitables. Pourtant avec le temps ces spectacles ressemblèrent de plus en plus à une simple démonstration des corps. Le burlesque était oublié avant que Dita Von Teese n’apparaisse.

En considérant la carrière de ballerine comme ordinaire, Dita a choisi une industrie bien plus extravagante de la danse érotique. « Beaucoup de femmes veulent devenir actrices, mannequins mais personne ne veut devenir une grande stripteaseuse, – soupire-t-elle. – Je ne voulais pas être comme les autres donc je me suis dit : je veux être stripteaseuse !  Et je ne regrette pas mon choix, comme cela je n’ai pas de concurrentes ! » C’est vrai qu’elle n’avait pas de concurrentes même dans les années 90s, quand cette fille de 18 ans a fait une véritable révolution dans le monde de striptease. Ses tenues, ses mouvements plastiques, sa fantaisie et sa féminité ont fait parler à tout le monde uniquement d’elle !

Il paraît que les belles femmes de l’âge d’or du Hollywood ont commencé à manquer au public. Leurs boucles bien soignés, leurs make-up impeccable, hauts talons et sacs à main. Dita a fait revenir le chic rétro à la mode. Ses idoles sont des stars des années 40-50ss.

A 36 ans, Dita Von Teese a tous les atouts, elle assiste aux défilés de mode aux premiers rangs, Wonderbra l’invite à apporter sa contribution à sa nouvelle collection, les réalisateurs la sollicitent pour intérpréter le rôle de Mata Hari…

L’interview de Dita Von Teese à l’édition Citizen K:

Citizen K: Comment vous avez choisi votre pseudonyme ?

Dita Von Teese : Pour Dita, c’était le hasard. Si à l’époque je savais que je ferais ma carrière dans le striptease, j’aurais mis plus de temps à choisir mon prénom. Quand à Teese, c’est à cause de Playboy qui a fait une erreur. Au fait, je devais être Von Treese ! Donc mon nom c’est une blague qui est devenue réalité. Aujourd’hui ce ne sont que mes parents, mes amis d’enfance et des hommes qui partagent mon lit m’appellent de mon vrai prénom – Heather.

CK : Vous êtes née dans un village du Michigan. Dans quel milieu avez-vous grandi ?
D.T : J’avais une enfance insouciante et heureuse. Ma famille n’a jamais été riche, je peux donc apprécier mes privilèges d’aujourd’hui à leur juste valeur. Par exemple, la possibiliter de beaucoup voyager et découvrir les endroits dont je ne savait même pas l’existance avant. Il y a quelques années je suis allée avec ma mère et mes soeurs dans l’île de Mackinac où nous avions passé les vacances d’habitude. Mais à l’époque on n’avait pas l’argent de loger dans un hôtel de luxe, et maintenant nous avons la possibilité de le faire.

CK : Vous êtes inspirée par l’âge d’or du Hollywood. Pourquoi vous l’aimez tant ?
D. Т. : Aujourd’hui c’est un manque d’excentricité. Quand on pense aux femmes telles que Marlene Dietrich ou Merlin Monroe, il ne reste que les admirer et suivre leurs exemples. Ces femmes m’inspirent beaucoup plus que les top-modèles avec lesquelles je ne me compare pas d’ailleurs.

CK : Comment vous avez débuté dans le burlesque ?
Д. Т. : Mon début n’a pas été trop réussi. Mais grâce au fait que j’étais inspirée par les années 40s, j’ai pu trouver une ma place sur la scène et devenir très sollicitée. Je me rappelle un des castings où j’ai mis un corset, des bas noirs, de longs gants et une courte nuisette. Le directeur du club grognait : « Tu as trop d’habit sur toi ! » Il n’était pas habitué à voir des shows pareils. En général les filles venaient en bikini. Je n’avais que 19 ans mais je me suis bien débrouillée grâce qux cours de danse classique. Je savais déjà à l’époque que les hommes aiment regarder la femme se déshabiller au fur et à mesure, lentement…

CK : Avant on pouvait vous voir dans les magazines pornographiques. Aujourd’hui vous êtes le visage d’une grande marque. Comment pouvez-vous expliquer une telle transformation ?
D. Т. : Je n’ai jamais été une star porno. Je ne me suis tournée que dans des scènes érotiques de style chic rétro. D’ailleurs, je n’ai jamais caché mon passé, vous pouvez voir mon site www.dita.net.

CK : Vous écoutez toujours les disques de votre ex-mari Marilyn Manson ?
D. Т. : Ecouter ses disques ? Mais vous êtes fou ! Je ne les ai pas écoutés même avant le mariage ! Je ne regrette pas le temps qu’on a passé ensemble. Mais déplorer notre divorce – je ne vais pas le faire non plus.

CK : Vous aimez dominer ?
D. Т. : Pas du tout ! J’aime plutôt l’égalité. C’est bien quand un homme aime les hauts talons, les bas et les corsets. Je ne supporte pas les hommes ignorant les détails. Dans le sexe, comme dans la vie, je préfère avoir affaire à des vrais gourmets.

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